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Comment dépasser les a priori négatifs sur l’Hypnose – Idées reçues

Mal connue encore, l’Hypnose souffre encore d’a priori négatifs

En tant qu’hypnopraticienne dans la Loire, voici quelques démentis concernant sur les fausses idées reçues sur l’hypnose.

Fausse idée numéro 1 : L’hypnopraticien (ou l’hypnotiseur) va me plonger dans le sommeil

Bien que l’hypnose tire ses racines d’Hypnos, le Dieu du sommeil chez les grecs, il ne s’agit pas du sommeil dans l’hypnose. Il ne s’agit pas non plus d’une forme d’inconscience quelconque, mais bien d’un état modifié de conscience.

Plus précisément il s’agit d’un état, où l’on est à la fois ici, et ailleurs. C’est un état d’hyperconcentration, ou de distraction et que l’on traverse naturellement plusieurs fois par jour. Par exemple lorsqu’on prends le métro, lorsqu’on est plongé dans un livre, lorsqu’on regarde un film, au volant, ou en écoutant la musique.

Il existe d’ailleurs, en fonction des étapes de la vie, du moment de la journée et de l’objectif que l’on souhaite atteindre, plusieurs états modifiés de conscience, l’hypnose étant un outil, ou un « véhicule » avec lequel l’hypnopraticien va vous accompagner vers l’état de conscience modifiée, où les changements seront possibles.

Fausse idée numéro 2 : L’hypnotiseur va prendre le contrôle de mon cerveau

Sous hypnose le thérapeute s’adresse à l’inconscient dont le rôle principal est de préserver la personne. Il n’est donc pas possible pour le praticien en hypnose d’aller à l’encontre des valeurs, de la morale ou de l’éthique de la personne.

Il y a donc une réelle différence entre les états de conscience modifiée pratiquée en cabinet thérapeutique et la « magie » des spectacles d’hypnose. Les objectifs ne sont pas du tout les mêmes.

Il est important de choisir un bon hypnothérapeute, ou hypnopraticien, qui a suivi une solide formation et qui a complété sa technicité par un savoir-être dans le lien.  

L’hypnopraticien a un pouvoir très relatif. Ce sont les suggestions qu’il va déposer autour de vous, un peu comme des graines, dont certaines vont germer, et d’autres pas.

L’inconscient va adopter certaines de ces suggestions au fur et à mesure et à votre rythme, tout en laissant filer le reste.

Fausse idée numéro  3 : Tout le monde n’est pas hypnotisable 

L’hypnose est un état naturel, dans laquelle nous entrons plusieurs fois par jour : lorsque nous regardons un film passionnant dans lequel nous sommes « plongés », lorsque nous écoutons une musique, lorsque nous dansons, lisons, conduisons une voiture. À la vue de cela, tout le monde est 100% hypnotisable.

Dire : je ne suis pas sensible à l’hypnose est comme dire : « je ne suis pas sensible au cinéma ».

L’état d’hypnose peut d’ailleurs être plus ou moins profond, en fonction des moments de sa vie, de ses émotions, de ce que vous souhaitez travailler. L’intensité de la transe importe peu pour l’atteinte de vos objectifs.

Par ailleurs, entrer en état d’hypnose s’apprend. Il sera ainsi de plus en plus facile pour vous d’entrer en hypnose, au fur et à mesure des séances.

Dans le cadre d’une thérapie, l’hypnopraticien va recueillir des informations auprès des personnes, pour pouvoir ensuite créer le contexte favorable qui permettra d’entrer en transe.

Comment me rassurer avant les séances d’hypnose

Fausse idée numéro 4 : Il est possible que je ne revienne pas après une séance d’hypnose 

En séance on accepte temporairement de rassurer « l’observateur inquiet », cette partie de nous qui veut nous protéger.

On va donc d’abord devoir accepter de lâche prise », de « perdre le contrôle » d’une certaine façon, pour aller mettre en lumière ses ressources intérieures.

Comme tout état d’hypnose, la séance ne dure qu’un certain temps. A la fin, le patient revient à la réalité tout en douceur et sans aucune sensation de malaise.

Et si un danger survenait en cours de séance (un incendie par exemple), vous seriez immédiatement réveillé par votre inconscient qui réagit dix fois plus vite que votre partie consciente, et qui veille sur vous depuis toujours.

Fausse idée numéro 5 : On ne sait pas quand ça finit

L’hypnose fait partie des thérapies brèves. On travaille avec un objectif précis, mesurable et raisonnable. Il est atteint rapidement, quelques séances suffisent, 3 ou 4 la plupart du temps.